Si vous n'arrivez pas à arrêter,
ce n'est pas un problème de volonté.
Je suis psychothérapeute depuis 28 ans, et j'accompagne des personnes qui fument depuis 2007 — en cabinet, puis en ligne.
Pendant des années, j'ai vu la même scène se répéter.
Des personnes motivées, courageuses, déterminées. Les patchs, les gommes, la volonté. Et la rechute. Encore et encore.
Pas par faiblesse. Parce qu'on leur avait appris à se battre contre le mauvais ennemi.
Elle quitte votre corps en 72 heures. Pourtant, parmi les personnes qui tiennent un mois, trois sur quatre rallument dans l'année. Ce qui vous ramène à la cigarette des mois plus tard n'est donc pas chimique.
C'est un programme inconscient : le geste, le moment, l'émotion qui appelle la cigarette. L'essentiel de nos décisions se prend à ce niveau-là, là où la volonté n'a pas accès.
La volonté, elle, agit à l'étage du dessus. Elle tient quelques semaines, puis elle lâche : environ 4 % des arrêts par la seule volonté tiennent dans la durée.
Quand on change le programme à la source, l'envie s'éteint d'elle-même. Pas de manque à supporter, pas de volonté à tenir. Et comme il n'y a plus de lutte, il n'y a rien à compenser. Le grignotage, c'est la volonté qui le fabrique.